Visite du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken: le ministre des affaires étrangères, Aïssata Tall Sall accepte la main tendue américaine, mais précise que le Sénégal a une diplomatie de souveraineté qui n’exclue personne et agit selon ses intérêts

 

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, était depuis quelques jours sous nos murs, pour achever une tournée africaine, qui s’est achevée à Dakar, où il a signé quatre protocoles avec son homologue Aïssatou Tall Sall.

Les quatre priorités visées par des signatures, concernent la riposte contre la Covid-19, la promotion de la paix et de la sécurité, la lutte contre la crise climatique et la reconstruction économique. Ce dernier point, apprend l’Observateur, constituait l’axe de la visite de plus de 24 heures de Antony Blinken, qui a promu quatre entreprises de son pays à signer des mémorandums avec l’État du Sénégal, représenté par son ministre de l’Économie, Amadou Hott. Ces partenariats visent le domaine des infrastructures des transports  et visent Ageroute. Dans ce cadre, 375 feux de circulation avec le transfert de technologie pour réduire les embouteillages et améliorer l’efficacité des déplacements en ville.  La construction des ponts de Ziguinchor et Tobor (Casamance) pour renforcer le corridor commercial entre le Sénégal et les pays frontaliers. La conception de la route à péages Dakar/Saint-Louis dans le cadre de l’autoroute Dakar/Rosso pour garantir un meilleur accès à la région qui sera le futur siège des industries pétrolières et gazières. Le dernier protocole concerne la sécurité publique avec la mise au point d’un réseau de télécommunication numérique pour la sécurité publique. Au total, ce sont des investissements d’un milliard de dollars, soit près de 581,4 milliards de FCFA.

Des investissements intéressants à quelques jours du sommet Chine-Afrique, qui se tient en début de semaine prochaine à Dakar, et qui attise l’attention de la diplomatie américaine qui considère la Chine, comme l’un de ses principaux défis du 21 e siècle. Antony Blinken avait dans cet ordre d’idées, fait un déplacement au Kenya, pour faire progresser la coopération en discutant de sécurité sous-régionale, et au Nigeria, où son discours au siège de la Cedeao, fut plein de sous-entendus.

Son raisonnement, « nous ne voulons pas que vous que fassiez un choix. Nous voulons vous donner des choix », a-t-il lancé, en insistant sur les accords avec les autres nations qui peuvent être « opaques, coercitifs et empêtrer  les pays dans une dette inimaginable ». La cheffe de la diplomatie Sénégalaise lui a parfaitement répondu, en conférence de presse conjointe, en le rassurant.  » Est-ce qu’il y a un choix à faire entre les États-Unis et tous les autres ?  Nous avons un diplomatie de souveraineté de laquelle nous n’excluons personne, mais aussi nous avons des partenaires historiques. On ne va pas jeter les anciens pour les nouveaux. On fait avec tout le monde, chacun selon ses intérêts,

l’essentiel étant que nous puissions nous entendre », a précisé Aïssata Tall Sall.

L’institut Pasteur est un autre grand gagnant de cette visite américaine, avec la mise à sa disposition d’un investissement de 3 millions de dollars pour la production de vaccins, qui confirme les dires de l’ambassadeur des États Unis selon lesquels, son pays est le seul à investir 35 milliards FCFA par an dans la santé des Sénégalais.  En plus d’investissements américaines qui ont augmenté ces dernières années, et en 2020, les exportations vers le Sénégal, ont totalisé 281 millions de dollars et le commerce bilatéral est monté jusqu’à 382 millions de dollars.

 

 

 TASSXIBAAR 

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Auteur de l’article : Tass Xibaar

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