Sur le retour du phénomène « Barça wala Barsah », le ministre de l’emploi réfute un problème d’emplois et parle d’employabilité

Dans les quartiers périphériques des communes de Mbour et de Saint-Louis, les jeunes ne lésinent pas sur las économies pour embarquer dans des embarcations de fortune, moyennant le versement de frais allant de 200 000 à 500 000 F Cfa, pour rallier les côtes espagnoles à la recherche de l’Elodorado.

Le drame du samedi dernier auquel s’ajoute celui du lundi qui ont causé la disparition de plus d’une centaine de jeunes, en attendant la conclusion des enquêtes lentes, pose encore une fois le problème du recasement, pour ne pas parler d’emploi, n’en déplaise au ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, qui bat en brèche cette allégation. Dame Diop préfère parler d’employabilité de ces milliers de jeunes craintifs de leurs avenirs et développe. « L’émigration est aussi vieille que le temps, les gens sont animés par un désir de partir et de revenir mais c’est très facile de vouloir dire que c’est parce qu’ils n’ont pas d’emploi qu’ils partent. Nous avons fait beaucoup de choses dans la qualification des jeunes. Nous n’avons pas un problème d’emploi, mais d’employabilité. Et pour régler ce problème, il faut permettre aux jeunes d’avoir une qualification et dans ce domaine, nous avons formé énormément de jeunes pour leur mieux-être. ». Le ministre ne s’arrête pas en cette définition du phénomène, et révèle que « l’État a mis un dispositif d’accompagnement financier et un dispositif d’accompagnement non-financier  qui pourra permettre aux jeunes de rester dans leur pays et entreprendre. ». Pour rendre visible cet effort de l’État, Dame Diop qui s’exprimait, repris par le journal Libération, en marge d’un atelier sur l’artisanat à Saly, préconise un travail de conscientisation, de sensibilisation et de communication, pour que les jeunes puissent savoir qu’il est possible de rester et gagner honnêtement sa vie.

 

 

 

TASSXIBAAR

Auteur de l’article : Tass Xibaar

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