Saisine du Conseil constitutionnel: Serigne Abdou Mbacké Dolly désavoué par son chef de parti Pape Diop qui révèle que le député « est en train de faire des spéculations pour rester au devant de la scène »

Parlementaire engagé en toutes circonstances, Serigne Abdou Mbacké Dolly est désavoué de tous bords depuis sa sortie lors du vote du projet se loi modifiant la loi sur l’état d’urgence et l’état de siège. Un feuilleton médiatique au cours duquel, le député de Gis-Gis a voulu saisir le Conseil Constitutionnel pour annuler la nouvelle loi qui porte en plus sur les catastrophes naturelles et sanitaires, et qui requerrait 17 signatures, ce que Serigne Abdou Mbacké Dolly ne put avoir, faute, dit-il, du soutien  des députés du Pds. Son frère de sang, mais du camp du parti libéral, Serigne Cheikh Bara Mbacké Dolly lui reprochera d’avoir voulu faire cavalier seul et de ne chercher que le buzz, et surtout de n’avoir même pas pu recueillir 16 signatures, beaucoup de députés de l’opposition comme Aida Mbodji s’étant engagé en faveur du projet de loi.

Le patron de Gis-Gis jusqu’ici aphone sur cette passe d’armes entre un membre de son parti et un autre du Pds, n’a pas volé à son secours. Selon Pape Diop, la démarche de son député Serigne Abdou Mbacké Dolly pose problème. « Quand on est dans un parti, un groupe parlementaire, la règle la plus élémentaire, c’est de respecter l’esprit de groupe. Quand on a une idée, on la présente aux membres pour bénéficier de la solidarité des membres », le rectifie-t-il.

L’ancien président de l’assemblée nationale sous Wade, ajoute. « Si tout s’était passé normalement, c’est nous qui devrions porter le combat. Abdou Mbacké doit savoir que l’on ne peut pas faire germer une idée, aller l’exposer à la presse pour ensuite recueillir des signatures individuellement auprès des gens, sans en avoir parlé dans un cadre approprié au sein du groupe ».

A propos des  16 signatures annoncées par l’auteur de la saisine, le président Pape Diop se veut formel, c’est mathématiquement impossible, au vu de la configuration politique actuelle au sein de l’hémicycle parlementaire. « Si l’on se fie aux prises de position des uns et des autres, il lui est impossible de recueillir 11 signatures, encore moins les 16 qu’il a déclarées dernièrement. A moins qu’il n’ait réussi à faire signer des députés de la majorité, ce qui est improbable», ironise le président de Gis-Gis qui pense que Abdou Mbacké Dolly est en train de faire des spéculations pour rester au devant de la scène.

 

 

TASSXIBAAR 

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Auteur de l’article : Tass Xibaar

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