Qu’attendent l’Etat et le monde du sport pour voler au secours de la multiple championne d’athlétisme, Ken Ndoye alitée et sans assistance depuis 2012

C’est par un pincement de cœur atroce que nous avons lu l’article du quotidien Stades relatant le cri de coeur de la gazelle, la deux fois double championne d’Afrique de longueur 2000-2004, et du triple saut 2000-2004 et troisième du championnat mondial en titre saut 2003, Ken Ndoye.

Cette championne qui a marqué l’athlétisme sénégalais durant le début des années 2000 et qui a apporté 13 médailles pour le Sénégal, est terrassée depuis 2012 par une vilaine maladie qui l’oblige à garder le lit avec l’assistance unique de sa mère. « Je suis malade depuis que je suis revenue au Sénégal. Actuellement, je suis alitée depuis 2 mois à Guédiawaye, à côté du « marché jeudi », près de la mosquée Serigne Mansour Sy et juste après la Cité des enseignants (à quelques pâtés de la résidence du maire Aliou Sall sic). J’étais en Italie avant de revenir au Sénégal », se confie-elle la voix tremblotante au service du journal sportif.

Apparemment au niveau de la fédération Sénégalaise d’athlétisme tout comme au ministère du sport, personne ne se soucie di sort de cette dame qui a valu tant de satisfactions au pays. Encore une fois l’absence d’une politique sociale au niveau du sport sénégalais se fait sentir, et Ken Ndoye n’est pour le démentir. « Je n’ai vu aucune assistance, ni du ministère ou de la fédération. La seule personne qui prend de mes nouvelles, c’est Jean Gomis (actuel Sg de la Fédération sénégalaise d’Athlétisme). Le reste, je ne vois personne. C’est ma mère qui s’occupe de moi. C’est elle qui fait tout pour moi. Elle m’aide à me lever et à me coucher. Je la remercie vraiment », continue-t-elle son cri de coeur émouvant sur les colonnes de Stades.

Ken Ndoye qui ne réclame qu’une reconnaissance de l’État sénégalais fait également une révélation de taille sur le non versement de ses primes par le ministère du sport.

« Je ne demande rien. Celui qui peut m’aider, il sera le bienvenu. Moi, ce que j’ai toujours réclamé, ce sont mes primes de 2006. Je n’ai jamais reçu de primes, malgré toutes les médailles que j’ai eues dans ma carrière, 13 médailles d’Afrique, 1 médaille mondiale et 2 médailles islamiques », se désole la fierté de la jeunesse sénégalaise.

 

 

 

TASSXIBAAR

 

Auteur de l’article : Tass Xibaar

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