Procès Assane Diouf: un dur à cuire qui dit ne faire « que défendre les intérêts du peuple »

Hier, la chambre correctionnelle s’est penchée sur le procès de « l’insulteur public numéro 1 », qui est poursuivi pour provocation directe à un attroupement armé, outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions et rébellion.

En véritable dur à cuire, Assane Diouf est venu à la barre, la démarche claudiquante, sans doute des séquelles d’un mauvais traitement en prison. Le banlieusard, l’activisme en bandoulière, a aussitôt revendiqué son droit de donner son avis sur la marche du pays et avertit les juges. « Ma place n’est pas  en prison. Il y a des insulteurs dans le gouvernement et personne n’ose piper mot. La preuve: juste récemment, Moustapha Cissé Lô a chargé de vulgaires insultes en la personne de Yakham Mbaye. Rien ne lui est arrivé. De même que Aliou Dembourou Sow qui a demandé à ses parents peulh de s’armer de machettes et se révolter contre quiconque osera s’opposer à une troisième candidature de Macky Sall. Ils sont bien protégés. Si je suis là, c’est parce que je n’ai personne dans le gouvernement pour me défendre », se défend-il avec véhémence en soulignant également le tort que lui a causé Babacar Diagne et qui a conduit à son expulsion du pays de l’oncle Sam, après que l’ancien ambassadeur du Sénégal aux États-Unis l’a dénoncé à la police américaine en le décrivant comme un terroriste.

Sur les faits qui lui sont reprochés et qui lui valent sa comparution, Assane Diouf dégage sa responsabilité et précise.

« Je ne fais que défendre les intérêts de mon peuple. J’ai demandé de ne pas ouvrir les portes de l’école tant que tous les dispositifs ne sont pas pris pour mettre les enfants dans de bonnes conditions. Parce que depuis septembre 2019, c’est moi qui règle les factures d’eau d’une école. J’avais même entrepris des travaux de perfectionnement parce que l’État dans lequel j’ai trouvé l’école était périlleux pour les apprenenants. Je leur ai dit de manifester et sortir dans la rue au cas où Macky Sall déciderait de confisquer le pouvoir », sérine-t-il aux parquetiers  ébahis.

 

 

TASSXIBAAR

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Auteur de l’article : Tass Xibaar

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