Prier dans une autre langue que l’Arabe: Jamra pose le débat éclairé par un Comité international d’érudits sunnites

#PEUT_ON_PRIER dans une
langue autre que l’Arabe ?
——– ☆☆☆ ——–
IL EST ENCOURAGEANT de noter, la veille des grands rendez-vous religieux surtout, une tendance positive à susciter dans les réseaux sociaux des interrogations sur des points cruciaux du “fikh” (jurisprudence islamique).

“EST-IL PERMIS de prier dans une langue autre que celle par laquelle le message coranique a été transmis à l’Humanité, via le Messager d’Allah (psl)”, est la question récurrente qui agite le web, en cette veille de célébration de l’Aïd-el-Kébir (Tabaski). Ce qui nous donne l’occasion de revisiter une importante “fatwa” du «COMITÉ PERMANENT DES OULÉMAS».

SELON CE CONSEIL international d’érudits sunnites, basé en Arabie saoudite et constitué d’éminents “oulamaous tafsirs” (exégètes du Coran) dont le rôle est d’émettre des arrêts de jurisprudence islamique (fikh): «Il est interdit de faire la prière dans une langue autre que l’arabe, pour celui qui en a la capacité».

LE COMITÉ ajoute: «Le musulman doit apprendre en arabe ce qu’il ne peut ignorer de sa religion, comme:

▪︎la sourate de l’ouverture (fatiha),
▪︎le tachaoud (taaya),
▪︎le tasmihou (sami Allahou liman hamida – après s’être levé de l’inclinaison),
▪︎le tahmide (hamdou lilah),
▪︎le tasbih (soubhannallah) de l’inclinaison et de la prosternation,
▪︎le rabi irefirli (entre les deux prosternations),
▪︎et enfin le taslim (assalaamou aleykoum), marquant la fin de la prière».

MAIS celui qui n’a pas la capacité d’apprendre la LANGUE ARABE, il lui est permis de faire lesdites invocations dans sa LANGUE MATERNELLE excepté la “Fatihatoul kitaab”, la sourate de l’ouverture du Livre. Car sa lecture dans une langue autre que l’Arabe n’est PAS ACCEPTÉE.

S’IL NE PEUT réciter la “Fatiha” en arabe, il lui est toujours permis de la remplacer par le “tasbih” (Soubhannallah), ou le “tahmid” (Hamdoulilah), ou bien le “tahlil” (La ilaha il allah) ou encore le “takbir” (Allahou Akbar).

D’APRÈS UN HADITH, rapporté par Ahmed, Abou Daoud, Nassai, et reconnu authentique par Ibn Aban et El Hakim, un homme est venu consulter le Prophète Mouhammed (psl) et lui a dit : «Je ne peux rien retenir du Coran, apprend moi ce qui m’en dispenserait».

LE MESSAGER D’ALLAH (psl) lui répondit : «Dis : Soubhaana Allah, wal hamdoulilah wa Allahou Akbar, wa laa khawla wa la khouwata ila billah el azim».

LE PROPHÈTE disait souvent à ses disciples: «Accomplissez autant que vous pouvez, dans la mesure de vos capacités, ce que je vous ai ordonné».

LE CORAN confirme : «Nulle contrainte en religion» – Sôratoul Bakhara verset 256 (JAMRA).

 

Joyeuse fête d’Aïd-el-Kébir à tous !

Auteur de l’article : Tass Xibaar

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
12 × 19 =