Pour de simples cris d’enfants, le taximan se laisse emporter par la colère du diable et tabasse à mort son fils de 4 ans

L’accusé du nom religieux de El Hadji Barham Badiane aura du mal à se remettre un jour d’avoir causé la mort de son fils de 4 ans.

Entendu hier, par le juge de la Chambre Criminelle de Dakar, pour coups et blessures ayant entraîné la mort, ce taximan de fonction risque 5 ans de travaux forcés, après trois ans d’emprisonnement.

Le coup du sort a eu lieu exactement le 7 juillet 2017 au cours du mois de Ramadan,El Hadji Barham qui se remémore encore ce jour fatidique durant laquelle il a ôté la vie de son enfant de 4 ans qui portait le nom de son père, convoque le destin, et trace le film du drame qui lui fait énormément de mal, dixit-il.

A sa descente ce fameux jour, il avait demandé à sa femme d’aller acheter de quoi manger pour le diner. L’enfant se met aussitôt à pleurer et de forces, des pleurs qui vont agacer au plus haut point son père qui décide de la corriger. La correction tourne vite à l’irréparable, car le petit garçon pique une crise, et son père désemparé, l’amène de toute urgence à l’hôpital, où il décède. Les examens rapidement effectués permettent de conclure,’ selon le quotidien l’As qui relate le faits divers, que la bastonnade a provoqué un éclatement du foie et un traumatisme abdominale. Le médecin légiste relève même une hémorragie interne de grande abondance. Ce que El Hadji Barham Badiane qui n’arrive pas à comprendre, nie avec véhémence. Le coupable consent qu’il a juste asséné une petite tape à son fils afin qu’il arrête de pleurnicher.

« Il a piqué une crise et je l’ai amené à l’hôpital où il a succombé à ses blessures », précise-t-il. Sa femme, qui l’a dépeint sous les traits d’un homme nerveux à l’enquête, tente de la tirer d’affaires, en se débinant. « Cette nuit-là, mon mari m’a envoyé acheter le diner. A mon retour, il m’a dit que mon enfant avait piqué une crise et qu’il devait l’amener à l’hôpital. Par la suite, il m’a annoncé son décès. Je n’ai jamais dit que mon mari l’a violenté. », se rebiffe-t-elle au tribunal. Ce que le substitut ne gobe pas et convoque des circonstances atténuantes. Il requiert 5 ans de réclusion criminelle contre l’accusé dont la défense plaide la requalification des  faits en homicide involontaire et à titre subsidiaire une application bienveillante de la loi pénale.

Le 15 décembre prochain, le juge donnera son délibéré.

 

 

 

TASSXIBAAR

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Auteur de l’article : Tass Xibaar

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