Pour avoir baissé la culotte de son ami d’enfance et lui avoir proposé des actes contre nature, Amadou.M.Diallo échappe à l’égorgement

Le nombreux public et le jury qui ont assisté au jugement du tribunal d’instance de Dakar sur le cas de tentative de meurtre teinté d’actes contre nature qui oppose les deux amis d’enfance Amadou Mounirou Diallo et Ousmane Diop, n’en reviennent toujours pas des révélations qui découlent de leur nuit du 24 mai 2017, celle des faits.

La veille, Ousmane Diop, le présumé coupable a débarqué à une heure avancée, selon le quotidien Source A, chez son ami, A.M. Diallo, pour y passer la nuit. En cours de soirée, les deux compères se disputent violemment pour une question de restauration, et au réveil, avant de partir au boulot, Amadou intime à son hôte l’ordre de partir. Ce qui ne sera pas effectif, car à son retour du travail, il retrouve Ousmane toujours sur place, et qui l’implore de le laisser prolonger son séjour. Et cette nuit-là, vers 4 heures du matin, Amadou Mounirou a senti une douleur atroce au niveau de la gorge, et il se réveille en sursaut pour repousser violemment Ousmane Diop qui tentait de l’égorger. La peur au ventre, il saute par le fenêtre pour sortir de la chambre, le cou ensanglanté, avant d’être secouru puis envoyé à l’hôpital par  un voisin alerté par les cris. Le présumé auteur de la tentative de meurtre s’enfuit après son acte, pour ne refaire surface que 6 mois plus tard.

Des allégations graves que Ousmane va réfuter lors du procès et parle d’une dispute qui a mal tourné. Dans sa réponse au juge, il révèle que son ami d’enfance et hébergeur lui aurait proposé des actes contre nature, et devant son refus, une bagarre s’en est suivie au cours de laquelle, il lui a asséné une coup de couteau ramassé par hasard dans la chambre. « Mounirou est mon ami d’enfance. On a grandi ensemble à Kolda. Un jour, je revenais de Touba et je suis arrivé tard dans la nuit à Dakar. Vu qu’il m’avait donné son adresse, je suis parti chez lui pour y passer la nuit. Maie, tard dans la nuit, alors que j’étais en plein sommeil, j’ai senti une main se faufiler dans mes parties intimes. J’ai ouvert l’oeil mais si Mounirou a fait comme si de rien n’était. Je me suis endormi à nouveau et il a encore répété. Pour être certain que c’est lui qui me faisait des attouchements sexuels, j’ai attrapé sa main dans ma culotte une troisième fois. C’est là que j’ai attrapé sa main et lui ai demandé ce qu’il faisait », narre l’accusé. Les choses ne s’arrêtent pas là, car toujours selon Ousmane, au deuxième jour, Mounirou va aller plus loin, en lui baissant la culotte pour se mettre à sucer son sexe. « J’ai eu un sentiment de répugnance. On était en train de se battre et c’est ces entrefaites que je lui ai donné un coup. Je ne savais pas que cela avait atteint sa gorge. Si j’avais l’intention de le tuer, il n’allait pas échapper. Je ne faisais que me défendre parce qu’il voulait m’imposer sa force. Si je me laissais faire, il allait abuser de moi de force », donne-t-il sa version détonante.

Le juge lui rappelle aussitôt sa déclaration face au juge d’instruction, qui comporte d z aveux glaçants. « Dans l’enfance, nous avons eu des relations sexuelles. Le 31 décembre 2016, sous l’emprise de l’alcool, nous avons répété les mêmes actes. La seconde fois, c’était comme dans un rêve… », confesse Ousmane Diop qui s’est exprimé sans anicroches.

La partie civile, celle de Amadou Mounirou Diallo n’a pu nier ces faits, même si elle a tenté dans un premier temps, de faire avaler la thèse du repas comme cause de la dispute.

« Je le faisais mais j’ai abandonné. C’était juste une erreur de jeunesse… » reconnaît-il ses errements sexuels, des cicatrices barrant le cou, mais qui ne viennent pas du coup de couteau que lui a asséné son ami, selon Mounirou.

Le voisin qui l’a sauvé, parle lui d’une tentative de meurtre prémédité, par Ousmane qui lui a parlé d’une association d’homosexuels formée par Mounirou et d’autres garçons à Kolda, et qu’il est venu à Dakar pour le liquider.

En attendant la délibération de cette affaire, l’avocat de la défense a plaidé l’absence de tentative de meurtre, et juste coups volontaires ayant entraîné des blessures, alors que la parquetière réclame 20 ans de réclusion criminelle.

 

TASSXIBAAR

Partagez cet artcile

Auteur de l’article : Tass Xibaar

Laisser un commentaire