Meurtre atroce de l’artiste comédien Mbida: les populations saint-louisiennes réclament la justice sur un dossier qui donne de nombreuses pistes

Les populations saint-louisiennes, particulièrement le monde artistique, sont révoltés par le meurtre atroce, dans la nuit du dimanche au lundi dernier, du talentueux artiste comédien Birahim Moussé Siby alias Mbida. Un décès surprenant survenu après la prise de position publique du génial artiste en défaveur du projet de mutation du stade Babacar Sèye, qui laisse fleurir la thèse du règlement de compte.

Le commissariat central de la capitale du Nord qui s’est saisie de l’enquête n’exclut aucune piste et se penche sérieusement sur le cas qui heurte les sensibilités au quartier Rue Moctar Diallo, dans le faubourg de Sor.

L’ancien pensionnaire de la troupe théâtrale « les rescapés » a été horriblement tué dans des circonstances troublantes.

Mbida a été découvert au petit matin, couché devant la porte de son domicile, à même le sol, le corps lardé d’affreuses blessures, au niveau de la tête où il aurait reçu trois coups, selon le récit de l’Observateur, causés par un objet contondant, sans doute un couteau tranchant. Les révélations de ses proches parlent également d’un bras fracturé, le signe probable que la victime blessé au visage, aurait paré des coups qu’il recevait. Le corps sans vie transporté à la morgue de l’hôpital régional de Saint-Louis a nécessité la réquisition d’un médecin-légiste pour autopsie, surtout eu égard à la laideur et à la profondeur des nombreuses blessures causées par un objet contondant.

D’aucuns avancent la thèse d’une bagarre qui a mal tourné entre le défunt aux fréquentations plurielles et un ou antagonistes, celle de l’agression est également misée dans une ville prise d’assaut par des brigands de toutes sortes.

En attendant, le monde du théâtre, de Balacoss avec l’Asc Kanigui où ll a percé à Toubab Dialaw où Mbida qui a remporté de nombreux titres comme le Grand prix Douta Seck au Fesnac de 1999, s’est forgé à l’École des sables, laisse derrière lui l’image d’un danseur, chorégraphe, metteur en scène, de génie. Son ami Babacar Faye, metteur en scène et animateur culturel à l’Ugb et responsable de la Compagnie « les rescapés » réclame justice. « Ce crime ne doit pas rester impuni. Il faut que les auteurs soient traqués et envoyés en prison, car ils ont tué un homme consensuel très utile pour sa société. Nous allons porter ce combat pour honorer sa mémoire », se laisse-t-il aller.

 

 

 

TASSXIBAAR

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Auteur de l’article : Tass Xibaar

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