Macky Sall est le plus grand dictateur que le Sénégal n’ait jamais connu (Birame Waltiko Ndiaye).

Macky sall est premier de la classe

En vérité, Macky Sall est le plus grand dictateur que le Sénégal n’ait jamais connu. Il le doit à sa froideur, à son cynisme et à sa modicité. Le pire dans ses manœuvres de basse classe, c’est le désintéressement et l’indifférence auxquels aboutit le processus de détournement de l’attention civique et citoyen. Macky Sall et ses affidés font croire tantôt que les affaires précitées relèvent du privé, tantôt du communautarisme. C’est pour masquer leur funeste objectif de bâillonner toute divergence, confondant exprès moyens et finalités. Le génie du patron de l’APR tient à sa capacité de contenir les vastes agitations de la grande masse par la petite pensée aseptisée des procéduriers.
Je suis de ceux qui pensent qu’Ousmane Sonko a tout de même déconné. Assane Diouf ne vaut même pas le détour tellement son discours est con. Guy Marius Sagna, quant à lui, n’a pas les moyens intellectuels de ses engagements. Contre le franc CFA, contre les APE, contre les Français, bon nombre de quidams surfent sur des susceptibilités sans vigueur ni aucune espèce de méthodes plausibles. Ils font les malins, emportant dans leurs sillages la masse-clientèle friande d’extase. Pour autant, Macky Sall et ses sbires, exploitant sans vergogne les modèles de la classe de ceux qui donnent le tempo et approuvent les actes de puissance publique, camouflent lâchement des forfaitures, sous le couvert du droit et d’autres mobilités du même genre.
C’est se gourer que de croire que le peuple parviendra à imposer sa sensibilité sur la réceptivité légalisant des élites guindées. Instrumentaliser, c’est maquiller le droit ou les croyances afin de leur donner l’apparence de jouer en faveur de telle personne ou de telle autre chose. Macky Sall l’a bien compris et s’en donne à cœur joie. Il laisse gigoter certains compatriotes de temps en temps pour des raisons légitimables. Ensuite, il fait prévaloir, à temps et lieu le seul côté, négligeable du reste, qui désocialise et isole les auteurs gênants. Avec Assane Diouf, il a attendu qu’il s’en prenne à un chef religieux. Avec Guy Marius Sagna, il s’est targué de trouble à l’ordre public. Vraisemblablement, le mastodonte Sonko a fini par commettre un péché aux yeux des fidèles saintes nitouches. Qu’importe si la loi l’incrimine. Dans ce dernier cas d’espèce, les accusations judiciaires ne servent que d’effets amplificateurs.

Birame Waltako Ndiaye

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Auteur de l’article : Ibrahima Diouf

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