L’opposition rejette l’audit du fichier jugé fiable par des experts internationaux mais qui révèle que « 900 mille personnes se sont inscrites avec des extraits de naissance, en plus de 500 personnes qui ont changé de lieu de vote »

 

L’opposition n’a pas cherché entre midi et quatorze heures pour rejeter les conclusions de l’audit du fichier électoral, jugé fiable et cohérent, par des experts internationaux. Les opposants estiment que les recommandations et les constatations des auditeurs ne sont pas conformes aux conclusions. Le site Emedia révèle les explications de Saliou Sarr, expert et membre du Front national de résistance (FNR), qui donne les raisons de ce braquage par l’opposition qui réfute ces conclusions.

Selon l’expert, il y avait, au moins, sept activités principales que les auditeurs devaient mener mais, il ne s’agissait pas de voir si le logiciel « Affiche » qui a servi à consulter les données était fiable. Car, selon lui, l’opposition savait que dans le fichier, « le problème qu’on vérifiait c’est la fiabilité des données qui sont envoyées au niveau du fichier électoral ». Saliou Sarr rappelle que les résultats de l’audit font état de plus de 30 recommandations, des problèmes et des dysfonctionnements à corriger.

« Les auditeurs, dans leurs conclusions, disent qu’il y a plus de 900 mille personnes qui se sont inscrites avec des extraits de naissance. Aussi, dit-il, il y a plus de 500 personnes qui ont changé de lieu de vote. Donc, au total, il a plus de 1,5 million d’individus qui se sont inscrits avec des extraits de naissance ou des certificats de résidence », renseigne l’expert de l’opposition.

Mr Sarr revient sur l’une des recommandations qui est relative à la confection des certificats de résidence. « Les auditeurs ont demandé à ce que les maires soient dessaisis de la confection de ce document pour la confier à la police et à la gendarmerie. Comment peut- on constater tout cela et dire que le fichier est fiable et cohérent ? », s’interroge l’expert électoral.

Selon Saliou Sarr, toujours en ce qui concerne les motifs de leur rejet du fichier, les auditeurs ont indiqué qu’entre le 25 février 2019 et le 25 février 2021, il y a eu dans le fichier plus de 400 mille personnes qui ont des cartes d’identité avec information électorale. « Ce sont de nouvelles inscriptions alors que depuis la dernière élection présidentielle, il n’y a pas eu de révision du fichier électoral. Ces auditeurs ont dit que le nombre d’électeurs qu’ils ont donné après la révision exceptionnelle est différent de celui donné par la CENA en 2017 », a expliqué l’expert électoral, ajoutant dans ses révélations que les auditeurs n’ont pas rencontré les juges du Conseil Constitutionnel qui reçoivent les candidatures et donnent leurs avis sur le parrainage. D’après l’interlocuteur du site, l’audit du fichier dépassait l’appréciation du logiciel “Affiche”

Poursuivant ses explications détaillées, l’expert électoral ajoute que les auditeurs ont montré que le fichier n’est pas généré au Sénégal mais, il est géré depuis la Malaisie. Et, ils sont restés plusieurs semaines sans accéder au fichier parce que les malaisiens n’avaient pas répondu. « En plus des données, cela est un problème de sécurité. Le Sénégal qui se dit souverain, ne peut même pas gérer son fichier. Donc, ces conclusions ont gâché tout le travail que les experts ont fait. Nous en sommes désolés », a déploré Saliou Sarr.

 

 

 

TASSXIBAAR source Emedia 

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Auteur de l’article : Tass Xibaar

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