Lettre ouverte au Président de la République du Sénégal: Au sujet de sa rencontre avec kaliphone (Momar Ibn Sidaty).

Monsieur le Président,
je viens de visionner avec une très grande amertume la vidéo que vous avez consacrée à kaliphone Sall. Ce individu qui vous a, de la façon la plus ignominieuse, maintes fois insulté, vilipendé, diffamé à travers les réseaux sociaux ne me semble pas mériter les honneurs de la République que vous incarnez. Au même moment, ici au Sénégal, un autre citoyen -en l’occurrence Abdou Bara Dolli- est interpelé par les forces de l’ordre pour avoir proféré des insultes que de nombreux Sénégalais ont rigoureusement désapprouvées. Ces deux scènes, si discordantes, laissent ébahi plus d’un. La première par une indécence qui heurtent le JOM et le NGOR, la seconde par une insolence qui sapent la SOUTOURA et le KERSA. Mais ce qui choquent le plus c’est l’évidence d’une politique dénuée de toutes les valeurs humaines et d’une justice agonisante.
Monsieur le Président, avec tout le respect que je dois à votre rang, je vous exhorte à changer de disque parce que la mélodie devient de plus en plus dissonante. Les antivaleurs que vous semblez promouvoir, par vos accointances avec des individus de peu de vergogne, ne militent pas en votre faveur.
Aujourd’hui, au moins, deux groupes de personnes sont en face de vous pour juger cet acte que vous avez rendu mémorable en le diffusant en direct sur Facebook :
Les adversaires politiques, grincent les dents pour avoir été lâchés par un militant qui s’acquittait de la sale besogne d’insulteur public.
Quant aux concitoyens, imbus des vertus cardinales ancestrales, ils voient le piétinement de valeurs qui faisaient la fierté de nos aïeux.
Ces derniers, blessés dans leur chair, vous pardonneront difficilement ce bafouement des fondamentaux de leur héritage culturel.
La fréquentation de ce kaliphone, loin d’être un cas isolé parmi vos contempteurs d’hier, ne peut que vous nuire. En effet, même si la honte ne tue plus dans ce pays, il y existe encore de preux chevaliers qui s’érigeront en bouclier contre l’assaut des antivaleurs. Ceux-là, monsieur le Président, si vous négligez leur nombre et leur force, vous avez tout intérêt à changer d’opinion.
Monsieur le Président, lorsqu’Allah décide d’octroyer le pouvoir à quelqu’un, Il lui fait poser des actes qui le fait aimer de ses concitoyens, des actes qui suscitent l’espoir . Lorsqu’Il décide de lui retirer le pouvoir, Il l’incite à agir de sorte que ses concitoyens le renient et l’extirpent de leur cœur.
En êtes-vous conscient ?
Difficile de le croire parce que, chaque jour que Dieu fait, vous semblez vous complaire dans une insouciance qui vous perdra inéluctablement.
lu waay def boppam !
Momar Ibn Sidaty.
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Auteur de l’article : Ibrahima Diouf

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