L’employé du saoudien, l’ancien émigré au Gabon et les 521 cartons d’huile de moteur: un abus de confiance à hauteur de 15 millions qui se termine au tribunal

 

C’est à l’aide de béquilles que Adama Seck (64 ans) est sorti de la cave pour se présenter à la barre du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Attrait devant le juge pour avoir abusé de la confiance de son ami Moussa Ndour, qui lui avait confié 521 cartons d’huile moteur diesel, il avait vendu toute la marchandise au coût de 15, 630 millions, mais n’a versé aucun sou à ce dernier. Il a lui-même reconnu les faits qui lui sont reprochés mais n’a pu bénéficier de la clémence du juge et de la partie civile qui a refusé l’arrangement qu’il lui proposait, à savoir un versement de 2 millions et une moratoire de 300 000, chaque mois. Il devra purger 6 mois de prison dont 3 ferme et s’acquitter du paiement de 15 631 000 Fcfa et a écopé de la peine de 6 mois dont 3 mois ferme en sus de la colère de son ami, Sam tous les états dans la barre.

Après avoir passé quelques années en émigration au Gabon, Adama Seck est rentré au pays et loge depuis dans la banlieue de Pikine où mène ses activités dans le commerce. Il y fait la connaissance de Moussa Ndour, également expatrié en Arabie Saoudite. C’est leur ami commun Makhou Sy qui les a mis en contact pour des besoins d’investissements. Son patron Saoudien qui exerce dans l’exploitation des énergies, lui a remis des cartons d’huile de moteur diesel et il les remet à Adama Seck afin qu’il lui garde chez lui 521 cartons. Ce dernier qui a flairé le filon revient lui dire qu’il peut trouver des clients pour écouler la marchandise.
Des jours et des semaines s’écoulent et l’employé du saoudien n’a toujours pas de nouvelles de son ami. En se rendant chez lui, il découvre un carton vide devant la porte de Adama Seck, et manque de tomber à la renverse. Pour toute réponse, ce dernier tergiverse et n’arrive pas à se justifier. Il avait déjà vendu tous les cartons à la valeur de 15 millions 631 mille francs. Moussa Ndour qui est de son côté pressé, dit-il à la barre par son patron saoudien qui menace de le traduire en justice, entre dans une colère noire et court porter plainte contre lui.
Après quelques semaines de détention préventive, Adama Seck qui était déjà malade, à vu son état de santé décliner et il s’est présenté à la barre, amoindri s’appuyant difficilement sur des béquilles.
Devant la cour, il a humblement reconnu sa culpabilité et n’a pas essayé de se justifier, malgré qu’il laisse entendre qu’il a été victime de quelques circonstances qu’il a gardées pour lui. Le ministère public n’a pas cherché à l’accabler et a demandé l’application de la loi. Son avocate s’est alors approchée de la partie civile, énervée et lui a proposé un premier versement de 2 millions donné par la famille de Adama Seck, et l’engagement de payer chaque mois 300 000 Fcfq, pour éponger le préjudice. Ce que Moussa Ndir n’a pas voulu entendre, en exigeant plutôt 500 000 Fcfa. Au final, le parquet leur a demandé de s’entendre et a reconnu le mis en cause coupable des faits d’abus de confiance et l’a condamné à une peine de 6 mais dont 3 mois ferme, en sus de rembourser le préjudice de 15.631.000 Fcfq à Moussa Ndir qui n’a pas exigé de dommages et intérêts.

 

TASSXIBAAR

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Auteur de l’article : Tass Xibaar

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