Le patron du DSCOS et le préfet de Thies mettent la lumière sur une opération de démolition qui a été précédée de “258 sommations et de 239 arrêts de constructions »

Face à la montée des condamnations et des mouvements d’humeur devant la démolition par la DSCOS, de centaines de maisons au quartier Mbour 4, à Thiès, le préfet aMoussa Diagne et le patron de la Direction de la surveillance et de la conservation des sols (DSCOS) Papa Saboury Ndiaye se sont prononcés pour édifier sur une opération qui fait des centaines de victimes, des familles et leurs ménages.

C’est d’abord le préfet qui révèle et rappele qu’aucune construction n’est permise dans une forêt classée au Sénégal, et il évoque le code de l’urbanisme pour faire taire la polémique.

« Nous sommes en plein dans une forêt classée et en tant que tel, il n’est pas permis aucune construction. Et ce n’est pas aux pieds levés que nous sommes allés procéder à la démolition. Les propriétaires des constructions ont été, à moult reprises, alertés. Dans une forêt classée, on ne peut pas disposer d’une autorisation de construire », se montre clair l’autorité administrative qui, ajoute que même dans un projet d’utilité publique, l’autorisation de construire est obligatoire.

Directement pointé du doigt, le chef des opérations de la DESCOS, Papa Saboury Ndiaye se défoule sur les « promoteurs immobiliers véreux ».

A son avis, ces derniers ont profité de la situation pour morceler illégalement les parcelles avant de les vendre à des innocents, alors qu’il faut d’abord un décret qui déclasse avant que l’on puisse construire.

Les nombreuses victimes de la démolition à Mbour 4 ont bloqué avant-hier la circulation à l’entrée de Thiès vers le péage pour protester contre les opérations de démolition sur le site. La tension était vive. Plusieurs brasiers ont été déclenchés par les émeutiers à divers endroits du quartier Mbour 4 notamment sur la route de Mbour. Mais, hier dimanche, le calme est revenu.

Des concertations sont en cours entre les victimes et les autorités. Un comité de veille a été mis en place pour que plus personne ne mette une brique sur cette assiette foncière jusqu’à ce que la situation soit décantée.

 

TASSXIBAAR

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Auteur de l’article : Tass Xibaar

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