Le marabout mbacké-mbacké et la grosse fabrique de faux billets qui prévoyait d’inonder le marché noir à hauteur de 2 milliards de Fcfa en faux

L’affaire de la saisie des faux billets d’un montant d’1 milliard effectuée par la police du 4 ème arrondissement au domicile d’un marabout, vient de livrer ses premiers secrets.

En fait, il s’agit d’une entreprise monstre de fabrication de billets noirs d’une valeur de 2 milliards en faux billets de francs Cfa que le gang de 6 faussaires prévoyait de mettre sur le marché noir.  Identifiés selon le quotidien l’Observateur , sous les noms de F. Seck alias F. Mbacké, M.Mamoune Ndiaye, M.Touré, Ib. Diakhaté, M.Mamoune Diop et le cerveau S.Saliou Mbacké, une personnalité très connue de la place, et domiciliée à Gibraltar, selon le quotidien La tribune, ils constituent les suivantes différents maillons de ce vaste réseau dont projet a capoté le 28 novembre du fait de la perspicacité de la police qui a exploité des renseignements anonymes pour remonter toute la filière grâce à de perspicaces recoupements.

Tout a commencé avec la dame Fatou Seck, une commerçante, révèle l’Obs, qui dans le cadre d’un séjour à Dubaï, se voit selon elle, envoyer « via Whatsap, des images de faux billets de banque qui paraissaient authentiques par son cousin Mame Dame Mbacké qui se trouvait à Touba (Sénégal) ».

Belle-fille d’un dignitaire religieux, Fatou Mbacké assure que son cousin lui avait demandé par la suite, si elle connaissait un faussaire aguerri, et lui rétorqua « d’attendre son retour au Sénégal pour discuter de la faisabilité de ce projet ».

Un contact qui sera établi entre elle et son cousin, toujours selon la lecture de l’Observateur, à son retour de voyage, le 14 septembre, et Fatou Mbacké apprend que son fameux cousin lui fit savoir qu’il avait « déniché un as dans l’art de falsifier des faux billets de banque et qu’il avait en sa possession une machine de production de faux billets de faux billets dotée d’une résolution très pointue ».

La rencontre entre la dame et le faussaire Modou Mamoune Ndiaye, se fera au marché Ocass, dans une bijouterie de la place et ils discutent de la faisabilité du projet de fabrication de faux billets de banque à grande échelle. Un autre faussaire renommé du nom de Ibrahima Niakhaté domicilié à Diacksao est mis dans le coup et est contacté le 25 novembre. A son tour, il câble un certain Modou Touré de Zac Mbao qui détient un important lot de spécimens de billets noirs, indispensables à la production des faux billets à coups de milliards de francs Cfa.

Les dés sont jetés et les complices du deal « «discutent et trouvent l’accord autour du partage du butin de 2 milliards de francs CFA en faux billets,, à se partager à parts égales entre fournisseurs des produits à utiliser pour la confection des billets et les producteurs », concèdera l’un des interpellés Modou Mamoune Ndiaye aux enquêteurs.

Fatou Mbacké sollicitera un certain Serigne Mbacké Fall, un conducteur de taxi « Allo Dakar » qui va servir de chauffeur et l’acheminer elle et  Modou M Ndiaye chez Modou Touré à Zac Mbao, où ils reçoivent le « fameux stock de spécimens de faux euros et Cfa, dans un sac bourré de coupures de faux billets de banque ainsi que des mercures utilisés dans ce type de confection « , relaie toujours M.M Ndiaye qui bafouille les mots sur la provenance de ces spécimens de billets noirs. Il consent juste les avoir gardés jusqu’au 27 novembre et  que Ibrahima Niakhaté l’a contacté pour lui proposer un projet de production de faux billets qu’il a mis à leur disposition lors d’un rendez-vous à Zac Mbao.

Cap sera fait ensuite, selon lui, aux Maristes cjez Modou M Diop, le maillon fort de la chaine qui détenait la machine da confection des faux billets, avoue quand à lui, Serigne Saliou Mbacké, qui ajoute que Modou M Diop, par souci de prudence, les conduira à Ouakam, dans un appartement discret où ils entameront la production des faux billets.

D’autres endroits seront utilisés à cet effet, ce qui va causer leur perte, car les hommes du commissaire Aly Sow ont entre temps infiltrés le réseau en suivant leurs moindres faits et gestes,  Fatou Mbacké et sa bande, loin d’ignorer cette donne, débarquent à bord de leur « allo dakar » sur le boulevard Général de Gaulle pour un ultime rendez-vous avec M.M Diop qui avait choisi de rester en retrait et filer à l’anglaise, dès l’assaut de la Brigade de recherches. Toute la clique est embarquée et conduite au commissariat  où ils répondent qu’ils avaient rendez-vous avec Diop qui devait imprimer les billets avec sa machine. Les flics rusent en prenant appui sur Fatou Mbacké pour coincer le fugitif, en lui faisant croire qu’ils ont été pris pour défaut de port de masques et sont relâchés. La dame donne rendez-vous à Modou Mamoune dans un discret hôtel de la place pour finaliser le boulot. Ce dernier, pas né de la dernière étoile, préfère les abords du centre de santé Nabil Choucair de la Patte-d´Oie, où il sera néanmoins interpellé et conduit au commissariat.

A la cité Mtoa de Rufisque, dans une chambre occupée par Modou Touré, seront découverts 364 autres billets de banque en coupures de 10 000, et placés sous mandat de dépôt, toute la bande a été présentée hier au procureur de la République.

 

TASSXIBAAR

 

 

 

 

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Auteur de l’article : Tass Xibaar

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