Le Gfc tire sur l’échec de la politique d’emploi au Sénégal

Le Président de la république avait annoncé lors de son adresse à la nation, à la veille de la fête nationale, le démarrage des activités de la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide (DER), dotée d’un fonds initial de 30 milliards de F CFA (45,7 millions d’euros) et avait même projeté de piloter le projet à partir de la présidence de la République. Depuis, aucun résultat n’a été noté sur les objectifs, et le chômage a grimpé de façon exponentielle.

Déjà, à son arrivée aux affaires en 2012, le président avait promis de créer 500 000 emplois qui se soldent depuis au départ de 500 000 jeunes migrants et au squattage de 250 000 jeunes diplômés en attente de travail par an. Notre mouvement, la Gfc a recensé plusieurs cas de migrants et de diplômés en chômage. 

A la veille de la campagne présidentielle de 2019, le Chef de l’état avait également annoncé devant les organisations syndicales, la création de 411 000 emplois. Un autre cas où encore la parole présidentielle n’est pas suivie par un engagement politique. 

Le département de Guediawaye est la plus grande victime dans cette inanité politique, fautes de bénéficier de sérieuses politiques d’emploi. Ni usine, ni fabrique, encore moins de Pme employeur.  Le projet BRT n’a pas arrangé les choses au contraire, il a omis les jeunes de Guediawaye dans les offres d’emplois au détriment de militants contractés sur la base de cota et venus de nulle part. 

Maintenant nous interpellons l’opinion sur le chômage accru des jeunes du département de Guediawaye et exigeons au President de la république la démission immédiate du ministre de la jeunesse qui traîne des casseroles. Depuis sa nomination ,le chômage grimpe dans le département et inquiète les populations qui craignent cette bombe à retardement. Le plus sérieux adversaire du Président Sall à Guediawaye, c’est le chômage que sa ministre de la jeunesse Nene Tall a contribuer à empirer. D’ailleurs, plus de 9/10 des populations ignorent le nom du ministre de la jeunesse Tall et qu’elle habite à  Guediawaye. C’est pour cette raison que ce classement du Senegal, le 3 ème à compter le plus de chômeurs, n’est pas surprenant.

D’après les chiffres 2017 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, 15,7 % des jeunes âgés de 18 ans ou plus sont en quête d’un emploi, dont 18,6 % en milieu urbain c’est-à-dire dans la banlieue. Et particulièrement à dans le département de Guediawaye. Ces statistiques ne tiennent pas compte de ceux, encore plus nombreux, sans aucune qualification professionnelle. Une préoccupation à laquelle le gouvernement est incapable de répondre sérieusement.

Même si la richesse nationale poursuivait son cycle de croissance avec, selon le gouvernement 6,8 % en 2017 et une prévision de 13 % pour 2022 contre une moyenne de 3,2 % sur la période 2006-2013, force est d’admettre que le gouvernement a totalement échoué dans sa politique d’emploi.  La principale source de croissance du pays restent les investissements des grandes firmes multinationales, ainsi que les emprunts internationtionaux et non cette jeunesse bien formée pour assurer  l’essor et le relèvement économique.

Selon les chiffres du FMI, le pays est plombé par une dette publique extérieure qui a atteint 61 % du PIB depuis 2017 et cela risque de progresser. La loi de finances 2018 montre que le paiement des intérêts 2 210 milliards de F CFA et l’amortissement de la dette 618,8 milliards reste et demeurent les premiers postes de dépenses de l’État. Et non les politiques d’emploi des jeunes qui finissent leur vies en grande partie dans la  Méditerranée ou dans les maisons d’arrêt et de correction du pays. Parcequ’ils n’ont pas le choix entre la pression familiale et l’échec du gouvernement. 

Nul gouvernement ne peut se passer d’emprunt, l’essentiel est d’en faire bon usage. Mais tel n’est pas le cas avec celui en place qui pille et gaspille nos réserves financières et minières prévues pour la prise en charge des urgences et des priorités telles que l’emploi, l’éducation,  la santé, la sécurité et le développement durable.

 

 

Le Président du Mouvement Gfc

Auteur de l’article : Tass Xibaar

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