L’ancien du Pds, Babacar Gaye plaide le respect pour le métier des Jakartamen et pointe des expériences similaires heureuses en Italie et d’autres pays

 

Il n’y a pas de sous-métiers!

Toujours dans la critique facile, des politiciens ont pensé tourner en dérision le métier de “Jakartaman”.

Positivons et visitons le concept de métier qui selon le Larousse et d’autres dictionnaires, peut être défini comme suit:

1. “Un genre de travail déterminé, reconnu ou toléré par la société et dont on peut tirer des moyens d’existence.”

2. “Un travail dont on peut tirer des revenus pour gagner sa vie.”

3. “Une occupation, une profession utile à la société, donnant des moyens d’existence à celui qui l’exerce.”

Sous ce rapport, gagner sa vie en conduisant un taxi-moto ou un scooter de livraison est belle et bien un métier. Le “Jakartamen”, comme le conducteur de “Saretu mbaam” ou “Saretu fas”, vit de son métier. Ils méritent tous, respect de considération.

En France, l’exercice de la profession de conducteur de moto-taxi est réglementé depuis 2009 et le Décret n° 2014-1725 du 30 décembre 2014 relatif au transport public particulier de personnes, modifie et complète la réglementation en vigueur.

En Italie, le “Scooterino” est devenu une réalité du transport par moto-taxi avec en prime, une application comme Heetch ou Uber.

En Tunisie les transporteurs Taxi-Scooters sont assujettis à une réglementation depuis le 28 novembre 2019.

Comme partout ailleurs et surtout en Afrique avec les « zémidjan » au Bénin, les “bendskin” au Cameroun, les “oléya” au Togo ou les “kabou-kabou” au Niger, les “Taxini” au Mali, les motos-taxis ou taxis-motos sont devenus un moyens de transport dans beaucoup de ville au Sénégal.

Dans une ville comme Dakar, le “tiak-tiak” est devenu le moyen le plus rapide pour envoyer ou recevoir un colis.

Aux dernières statistiques, plus de 100.000 emplois sont générés par les activités autour des motocyclettes ou des scooters. On peut faire plus et mieux.

A mon avis, au lieu de railler les mesures envisagées pour résoudre l’ épineuse question du chômage des jeunes non qualifiés, il urge de réglementer le secteur et d’encourager son organisation pour que les avatars notés ici ou là soient moins fréquents.

Mieux, pour préserver l’environnement, une industrie de montage de motocyclettes électriques “smart” à deux ou trois roues devrait être encouragée pour créer des emplois et réduire le déficit de notre balance commerciale vis-à-vis des pays comme la Chine ou l’Indonésie.

“Il n’y a pas de sots métier. Il n’y a que des sottes gens”

Kooruk jàmm

Partagez cet artcile

Auteur de l’article : Tass Xibaar

Laisser un commentaire