La rentabilité économique du TER ne peut pas s’apprécier à l’aune du seul rapport entre les coûts des charges et des revenus tirés de l’exploitation (Birame Waltako Ndiaye)

De la rentabilité certaine du TER
La rentabilité économique du Train Express régional (TER) ne peut pas s’apprécier à l’aune du seul rapport entre les coûts des charges et des revenus tirés de l’exploitation. Loin d’une simple comptabilité de boutique, une lecture croisée des enjeux financiers du système des transports publics permettra d’apprécier à sa juste valeur la pertinence des projets tels que le TER et le BRT. En effet, les embouteillages à Dakar font perdre 108 milliards FCFA à l’État. Par ailleurs, l’insécurité routière fait perdre près de 163 milliards de FCFA par an à l’Économie nationale, soit 2% du PIB.
Option de sécurité, l’autoroute à péage participe, par ailleurs, au renforcement des conditions durables de mobilité et de confort du transport des personnes et des biens. C’est ainsi qu’au-delà du seul état financier de la Société Nationale du Train Express Régional (SENTER S.A), les externalités positives du TER seront perçues dans des secteurs variés et non moins stratégiques. Le transport public des personnes et des marchandises est indispensable pour un meilleur accès à l’emploi et aux services essentiels.
Dans la région de Dakar, l’activité économique nationale est essentiellement concentrée, entrainant des besoins de mobilité permanente et intensive. Elle induit des déplacements des personnes et des biens par le biais du transport public. C’est ainsi qu’elle nécessite des infrastructures de qualité et des moyens de transports à la hauteur des ambitions de développement des échanges.
Malheureusement, certains analystes s’aventurent souvent dans des comparaisons entre les investissements comme celui relatif au TER, caractère éminemment transversal, et les besoins en santé public, en pouvoir d’achat et en éducation. C’est parfois ne rien comprendre au système de transport terrestre ou encore adopter tendancieusement une approche populiste. En effet, le financement de l’investissement et de l’exploitation des systèmes de transports publics représente une source indéniable de valeurs ajoutées, condition de croissance, de plein-emploi et de développement durable.

Birame Waltako Ndiaye

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Auteur de l’article : Ibrahima Diouf

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