Keur Massar: un charlatan, pris soudainement de transe, fracasse à l’aide d’une pierre, la tête d’un émigré qui a osé s’opposer à ses sacrifices

 

La grouillante commune de Keur Massar, est un abris parfait de charlatans de tous acabits. L’histoire des trois mystificateurs dénoncés par les populations de l’Unité 10, est à peine éculée, qu’un autre de ces faiseurs de malheur, est signalé au quartier Aladji Pathé. Ce dernier, subitement pris de transe, s’est illustré, en assommant à coups de pierre, un émigré qui avait sollicité ses services et s’est opposé par la suite à ses sacrifices. Au constat de son acte criminel, le charlatan tente de simuler la folie, mais est cueilli et conduit manu militari à la Brigade de Gendarmerie de Keur Massar.

C’est le souffle, n’en revenant pas de son agression, que l’émigré narre sa mésaventure à la gendarmerie de Keur Massar, un certificat médical à la main, stipulant une incapacité de 15 jours, fortifiée par une enflure sur la tête causée par un coup violent de pierre dont servi son locataire, un charlatan du nom de Moussa Coulibaly, pour l’assommer. Propriétaire de la maison sise au quartier Aladji Pathé,  l’émigré avait pris comme  locataire cet homme, en lui donnant une chambre. Il était loin de se douter qu’il avait hébergé un individu louche adepte des pratiques mystiques. Ce qu’il n’allait pas tarder à constater, car le charlatan va s’adonner à des sacrifices dans la maison accompagnées d’incantations mystiques amplifiées par un haut-parleur installé. De jour comme de nuit, révèle la publication de l’Observateur, des pratiques mystiques et des sacrifices sont organisés et finissent par indisposer les occupants de maison et même les voisins de quartier. C’est donc las et dépité de subir l’inacceptable, que l’émigré propriétaire de la maison, décide d’y mettre un terme, et tance son locataire. Ce dernier, comme habité par le diable, entre en transe, l’abreuve d’injures, et le violente fortement, en lui jetant une grosse pierre à la tête, au point de tomber en syncope. Interpellé, le charlatan, tente de brouiller les pistes en feignant la folie. « J’ignore pourquoi je suis là. J’ai juste rencontré une dame qui m’a insulté, sans hésiter, je l’ai giflée, elle s’est effondrée et des gens m’ont interpellé », a-t-il essayé de faire prospérer, sans convaincre les limiers de la gendarmerie de Keur Massar, qui l’ont déféré au parquet, hier vendredi, pour coups et blessures volontaires.

 

 

TASSXIBAAR

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Auteur de l’article : Tass Xibaar

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