Guédiawaye : Le taux de chômage des jeunes s’élève à 62%, révèle l’économiste-statisticien Ibrahima DIOUF.

Cette enquête sur le chômage des jeunes diplômés du département de Guédiawaye a été réalisée dans le premier trimestre de 2020 par le Cabinet d’Etudes Economiques et d’Affaires qui en est à son deuxième rapport.
En 2018, l’enquête sur le chômage réalisé à Guédiawaye par le même Cabinet avait permis de montrer que le chômage touchait plus de 55% des jeunes, un taux bien supérieur à la moyenne nationale. Deux ans après la première enquête et avec quelques mutations enregistrées entre temps, une deuxième enquête vient d’être réalisée à  titre de comparaison pour jauger le niveau du taux de chômage et évaluer l’évolution du taux de chômage.
Nous allons partager avec vous quelques résultats tirés du rapport de l’enquête sur le chômage des jeunes diplômés de Guédiawaye.

 

CARACTERISTIQUES DES ENQUÊTES

L’échantillon était constitué de 321 personnes âgées entre 18 ans et 40 ans. Les hommes représentent la proportion la plus importante de l’échantillon. En effet, ils constituent 61% des enquêtées contre 39% pour la gente féminine. L’exploitation des données renseignent aussi que 68% des sondés sont concentrés dans la tranche 24-34 ans, 29% pour les 35 ans et plus et 4% pour la tranche de 18-24 ans.

 

HAUSSE DE 7% DU CHÔMAGE QUI PASSE DE 55% à 62% ENTRE 2018 ET 2020

Les résultats ont démontré que  sur un échantillon de 321 personnes enquêtées, âgées entre 18 et 40 ans, 38% ont un emploi et 62% sont au chômage au sens du Bureau Internationale du Travail (BIT). Une hausse du niveau du chômage de 7% par rapport en 2018 où le chômage s’était établi à 55%. Les hommes (74%) sont plus actifs que les femmes, quelle que soit la tranche d’âge considérée. Pourtant, de plus en plus présentes sur le marché du travail, les femmes éprouvent plus de difficultés que les hommes à accéder à l’emploi.  Pour ceux qui travaillent, la part des CDI dans les contrats de travail est très faible. Seul 36% des contrats sont de nature indéterminée contre 39% de CDI et 25% d’intérimaires.

L’APPARTENANCE POLITIQUE COMME FACTEUR DETERMINANT POUR SORTIR DU CHÔMAGE

L’insertion des jeunes ne dépend donc pas seulement du niveau et du domaine formation, mais surtout des caractéristiques socio-culturelles du pays telles que les origines sociales, les relations, l’appartenance politique, etc. En effet, selon la plupart des enquêtés, la raison la plus évoquée comme facteur du manque d’emploi, est l’appartenance politique. Plus de 76% des enquêtés ont relaté l’aspect politique comme le montre la figure ci-dessous. Par ailleurs,  les jeunes qui manquent de réseaux de relations éprouvent aussi des difficultés pour sortir du chômage pandémique.  Au-delà de ces deux problèmes structurels, existent d’autres facteurs bloquant de l’emploi. Il s’agit de la difficulté à obtenir un entretien et des offres d’emploi.

TASS XIBAAR

Auteur de l’article : Tass Xibaar

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
44 ⁄ 22 =