Face à la forte tension politique née des décisions du Conseil constitutionnelle, la coalition Bunt Bi joue la carte d’une Cour constitutionnelle, comme préconisée par la charte de gouvernance démocratique des Assises nationales

 

Le Conseil constitutionnel a coupé la poire  en deux, en invitant la Direction générale des élections à accepter que la liste départementale à Dakar, de la coalition Yewwi Askan Wi, soit à nouveau reçue avec des modifications et en confirmant l’invalidation de listes comme celles de Gueum Sa Bop, And Nawlé And Liggey, Jammi Gox et autres, pour des raisons liées au parrainage. Les sept sages ont également rejeté les recours introduits par les coalitions Yewwi et Gueum. Sa Bop qui exigent l’invalidation de la liste nationale de Benno pour surplus de parrains. Des décisions qui ont provoqué une cohorte de réactions acerbes, certains reprochent à la coalition au pouvoir Benno et celle de l’opposition Yewwi Askan Wi, de manœuvrer en sourdine pour écarter certaines listes et combiner sur le dos du peuple. L’appel à la résistance que certains assimilent à un appel à l’insurrection, de Ousmane Sonko est perçu comme le coup de pression qui a fait reculer la haute juridiction de justice.
La coalition Bunt Bi, a fait une déclaration dans ce sens , appelant au calme les acteurs politiques et rendant hommage aux fonctionnaires de la Direction générale des élections (DGE), qui disent-ils, « ’ne font qu’appliquer les textes votés »,
Des textes qu’ils considèrent comme « mal conçus, insuffisants et pleins de paradoxes, difficiles à appliquer » et méritent selon eux, « d’être révisés, notamment le code électoral 2021 ».
Dans la même note de presse, Bunt Bi considère que la classe politique « ne doit pas prendre en otage les citoyens et les agents du service public ». Ils invitent les premiers à assumer leur légèreté, leur manque de rigueur et leur précipitation dans la confection de leurs dossiers ( allusion à peine voilées à Yewwi Askan Wi). Le gouvernement n’est pas en reste et est fustigé pour sa propension « à mal préparer ses projets de loi, dans l’urgence ». Les députés « partisans, mal instruits, qui les votent sans débats riches ni réflexions profondes, et assurément sans réelle maîtrise des textes soumis », sont également matraqués par la coalition surprise des élections locales. Pour y remédier, Bunt Bi préconise « une Assemblée nationale plurielle et représentatives, où tous les segments doivent être représentés ».!
Et la coalition politique d’appeler à la mise en place d’une Cour Constitutionnelle, un projet de la charte de bonne gouvernance des Assises nationales.
En définitive, leur mandataire national El Hadji Ibrahima Mbow reprécise que « la démocratie c’est l’élection ! », et ils refusent de ce fait, lui et sa coalition, « d’être enfermés des pièges et des carcans sources de tous les dangers, qui obstruent la démocratie et le choix massif des populations ».

 

 

 

TASSXIBAAR

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Auteur de l’article : Tass Xibaar

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