Diarry Sow: une fugue sous forme de pied de nez au pompeux protocole qui l’étouffe ?

Sa disparition a fini de s’emparer des hauts sommets de la République, des quatre coins de la société, des sphères estudiantines et scolaires, de la presse nationale, de la toile et bien sur des représentations diplomatiques et associations sénégalaises en France et dans la Diaspora, où c’est le branle-bas, pour retrouver la crème de l’école sénégalaise ces deux dernières années.

Cela fait 10 jours que Diary Sow, dont sa dernière communication remonte au 3 janvier, après le retour des fêtes de fin d’année, ne partage plus un fil avec ses proches. Sa mère a échangé avec elle au lendemain de son retour à Paris, précédée la veille par son parrain, le ministre Serigne Mbaye Thiam.

L’ouverture d’une enquête motivée par le dépôt d’une information judiciaire par les autorités sénégalaises au parquet de Paris sur la disparition inquiétante de l’étudiante en deuxième année du Lycée Louis Le Grand, écarte la piste criminelle qui n’est pas jusque là privilégiée. La piste de la fugue est prise très au sérieux par les enquêteurs qui retracent les derniers jours de l’étudiante la plus médiatisée au monde.

Plusieurs témoignages recueillis indiquent que Diary Sow a bien passé les fêtes de Noël à Toulouse chez sa meilleure amie, étudiante en médecine. Elle devait regagner Paris le 1 er janvier, ce que les deux amies ont fait ensemble, selon une source proche de l’enquête à Franceinfo.

C’est au surlendemain, le 2 janvier qu’elle a devisé avec sa mère, et des étudiantes affirment que Diary Sow se trouvait alors dans son appartement d’une résidence universitaire du Sud de Paris. Son badge qu’elle a utilisé pour activer la porte d’entrée, confirme cette thèse estudiantine qui ajoute qu’elle se portait bien. Toujours est-il que depuis le 4 janvier, c’est le silence total, la gagnante du concours général 2019 ne va plus en classes et semble se fondre dans les méandres de la capitale française où la police continue ses investigations dans l’omerta absolue. Les questions continuent de pleuvoir, et on pourrait croire que notre Diary national a craqué face aux pressions intensives du pesant protocole social et étatique qui l’accompagne.

 

 

 

TASSXIBAAR source Les Échos 

Partagez cet artcile

Auteur de l’article : Tass Xibaar

Laisser un commentaire