Cheikh Yérim Seck: une affaire d’avortement présumée qui vire à une histoire illégale de filature

L’avocat conseil de Cheikh Yérim Seck, Me Mamadou Guèye Mbow, est dans tous les états et se montre sans équivoque sur le fait que le téléphone de son client, déféré au parquet, a été cracké, autrement dit piraté afin d’accéder à des informations sans son consentement et d’aboutir à cette histoire d’avortement.

De plus en plus là thèse selon laquelle, un informateur anonyme aurait balancé le journaliste, attendu par le procureur à 16 heures, est rejeté par sa défense, qui parle de « toc » et lie  cette affaire à  l’autre enquête du scandale Batiplus qu’il a éventé. Une enquête, qui selon eux, « n’aurait pas tout dit ».

« Son téléphone a été cracké et les gens sont tombés sur des échanges particuliers, notamment des SMS, avec des filles. C’est un système de cracking dans le cadre d’une filature sur écoute totalement illégale parce que non prévu par la législation interne« , révèle au site Maderpost l’avocat, qui s’indigne d’une telle méthode.

Faisant la différence légale entre la « clameur publique » prévue par les dispositions légales et le système de lanceur de l’alerte qui n’a aucune base légale au Sénégal, Me Guèye Mbow « attend de voir voir quelle suite le procureur va-t-il donner à cette affaire ».

« S’il faut aller en conférence de presse, nous le ferons », avertit l’avocat qui était « sur le point de se rendre au parquet ».

Soulignant que l’affaire est assez grave, l’avocat de soutenir : « il est clair que plus personne n’est à l’abri ».

TASSXIBAAR

Auteur de l’article : Tass Xibaar

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