Boubacar Sèye déjà auditionné sur Pv, mais toujours pas tiré d’affaires

 

Pendant que la société civile s’agite et fait appel à la classe politique pour engager le combat pour sa libération, Boubacar Sèye qui a été arrêté, le 15 janvier dernier à sa descente d’avion à l’aéroport Blaise Diagne,  puis placé sous mandat de dépôt le 19 janvier pour diffusion de fausses nouvelles, dort depuis à la chambre 5, de la prison du Cap Manuel, selon le site Libération online.

Le site dakarois est revenu sur les minutes cruciales de l’audition, le même jour, à 12 h 40c par les  gendarmes, du président d’Horizon sans frontières (Hsf) qui s’était aussitôt s’offusqué de  la réaction des autorités qui, selon lui, ont voulu l’humilier. Toujours selon Libération online, Boubacar Sèye a relaté le rôle et les objectifs d’Hsf, tout en indiquant que les fonds destinés à la lutte contre l’émigration clandestine ne seraient pas alloués aux ayants droits. «Toute l’Afrique est endeuillée par ce drame », a-t-il soutenu sur le Pv.

Selon lui, pour aller vers de nouvelles perspectives de solution en vue de réduire les risques à des proportions tolérables, il est capital de faire le bilan et l’évaluation des fonds injectés dans la lutte contre  l’émigration clandestine. Et puisqu’il aurait reçu «un document exclusif de l’Union européenne avec les montants, programmes et les bénéficiaires de ces programmes d’un montant de 180 millions d’euros », Boubacar Sèye indique que ceux qui seraient détenteurs de ces programmes doivent faire le bilan. Après avoir précisé, sur interpellation, qu’il n’accuse personne, le président d’Hsf dit souhaiter qu’on fasse le bilan de ce qui a été fait ainsi que les axes et orientations destinés à lutte contre l’émigration clandestine. Pour terminer, il a soutenu que la notion d’imputabilité doit être rétablie au Sénégal pour que «de telles erreurs ne se reproduisent plus dans la gestion de ce dossier migratoire ». Comme l’avait révélé Libération quotidien, Boubacar Sèye a précisé avoir reçu le document en question, par mail, de la part de madame Patrice Desbonnes du service politique de l’Ue. Les enquêteurs estiment pour leur part que le document ne comporte ni entête, ni signature.

 

 

TASSXIBAAR source Libération online

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Auteur de l’article : Tass Xibaar

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