A la rencontre de deux amazones de Guédiawaye, élues députées de la 14 e législature

 

 


Rama Cissokho, 2 eme députée élue sur la liste départementale de Wallu-Yewwi: « Mon ambition à l’assemblée nationale militer au renforcement de l’état de droit, réhabiliter les reculs démocratiques »


Pur produit du parti démocratique sénégalais (Pds) dont elle a rejoint les rangs en 1993, Rama Cissokho, communément appelée Ndèye Rama Guèye, a hérité de sa famille maternelle la fibre politique. Ses deux grands-parents maternels ont chemine avec Abdoulaye Wade depuis 1974. Mariée et habitante de Guédiawaye, la nouvelle députée libérale dit qu’elle ne pouvait pas échapper à son destin qui était de prendre la carte du parti du pape du Sopi à l’instar de sa mère. Habitée par une émotion énorme et une grosse fatigue après une campagne électorale longue faite d’organisations de caravanes qui ont sillonné toute la banlieue de Guédiawaye et de rencontres ou meetings particulièrement éprouvants, Rama Cissokho s’en est sortie par une grosse lessive qui l’ont amené à solliciter un repos médical. La voix éreintée, la nouvelle députée de Guédiawaye a tenu à « remercier vivement l’inter coalition Wallu-Yewwi qui a porté sa candidature ». Elle n’oublie pas ses origines politiques. « Je remercie également ma famille le Pds, le président Abdoulaye Wade, le patriarche, le président Karim, mon candidat en 2024 ».
Les populations qui ont porté leur choix sur leur liste ne sont pas en reste.
« J’ai un sentiment de fierté pour mon peuple le Sénégal et particulièrement la population de Guédiawaye pour cette leçon de démocratie et la confiance à l’endroit de ma modeste personne »
Rama Cissokho qui a été investie en même temps que d’autres députés du département de Guédiawaye, assoie dans ses remerciements, le maire Ahmed Aidara, sa sœur Khady Dieye, investie sur la liste nationale de Wallu et tous les autres investis sous la bannière de Yewwi du département de Guédiawaye que sont Sira N’doye Soll et Rama Bodian.
La déléguée médicale affiche son ambition à l’assemblée nationale qui est selon elle , « de militer au renforcement de l’état de droit, de réhabiliter les reculs démocratiques, et défendre aussi l’intérêt de la population ».
« Je veux aussi être un député du peuple et non un député du parti. Je veux aussi qu’on rétablisse les droits des hommes politiques comme Karim Wade, Khalifa Sall et Ousmane Sonko, ainsi que tous les autres citoyens dont les droits ont été confisqués.
J’aimerais aussi que l’on vote une loi sur la trahison du mandat des députés politiques. Il faut qu’on en parle », lance-t-elle comme viatique.

 

Adja Khady Dieye investie sur la 6 e position de la liste nationale de la coalition Wallu Sénégal:  » Je compte proposer une loi qui exigera la présence des femmes dans le gouvernement avec un taux de 50%.. »

Je suis Adja Khady DIEYE Épouse NDIAYE. Je suis mariée, mère de six enfants. Actuellement, je suis la secrétaire générale nationale chargée des Cellules d’Entreprises libérales, membre du comité directeur du PDS, membre de la commission de discipline du PDS et Conseillère municipale dans la commune de Sam Notaire. Concernant le domaine du développement, je suis la présidente du Comité Consultatif des femmes de Guédiawaye, du Cadre de Concertation des groupements de promotion féminine. Aussi, présidente fondatrice du Complexe Agro-alimentaire de Guédiawaye. Je suis une actrice de développement, entrepreneure. Professionnellement, je suis une transformatrice des céréales locales et fruits et légumes, formatrice en exercice reconnue par l’ONFP. Depuis 15 ans, je suis conseillère municipale. De 2009 à 2012, j’ai été nommée Conseillère Économique et Sociale par le Président WADE. J’ai commencé à militer dans le Parti Démocratique Sénégalais depuis son année de création en 1974 à côté de ME WADE, j’étais encore mineure. Je suis la première femme à recevoir Me WADE et son bureau politique à Guédiawaye en 1987 lors de la fête de fin d’année de la promotion sortante de mon centre social Mame DIARRA où je formais les femmes en coupe couture et en arts mélangés. Après la venue de Me WADE, j’avais eu des démêlés avec les autorités du gouvernement de cette époque. Depuis lors, je n’ai jamais transhumé.

Je rends grâce à Dieu. À l’annonce des résultats, j’ai été submergée par un sentiment joyeux et émouvant et celui du devoir accompli car j’ai longtemps servi le peuple avant même d’être élu comme représentante du peuple. Être élue députée me donne l’envie de consentir plus d’efforts pour le bien-être des sénégalais. Je ne compte pas décevoir les électeurs. Pour moi, être députée, c’est juste être au service du peuple. Mes parents, mes proches, mes frères et sœurs de parti ,mes partisans ont été dans la gaieté car ils attendaient à ce que je sois députée un jour car ils me voient toujours active pour le développement, pour le changement positif de ma communauté, pour ma dévotion à la cause féminine. Toutes les femmes de Guédiawaye et tous les membres des Cellules d’Entreprises du PDS sont ravies de mon élection à l’hémicycle.

Je compte honorer les promesses que j’ai tenues devant la population durant la campagne. Je compte mettre au devant de la scène les préoccupations des sénégalais, plaider pour que des solutions efficientes soient trouvées pour répondre aux besoins de la population. Mon comportement à l’hémicycle serait exemplaire car j’incarne des valeurs telles que l’honnêteté, la loyauté envers le peuple sénégalais, la pertinence dans les analyses, le raffinement, la sériosité, la maturité et la responsabilité. J’avais promis une Assemblée de rupture. Pour moi, le rôle du député est de représenter dignement le peuple. Aussi, qui dit pouvoir législatif, parle de loi. Notre rôle c’est de contrôler l’action du gouvernement, faire des propositions de lois qui correspondent aux réalités socio-économiques et culturelles du Sénégal. Des lois pertinentes! Il nous incombe de jauger objectivement les projets de loi émanant de l’exécutif et de voter en tenant compte de l’intérêt du peuple. Je promets une Assemblée responsable, mature, d’alerte, de veille et de propositions.

Je compte proposer une loi qui exigera la présence des femmes dans le gouvernement avec un taux de 50% pour promouvoir d’une manière effective l’implication des femmes dynamiques dans la politique nationale.

TASSXIBAAR

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Auteur de l’article : Tass Xibaar

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